Un site de bon sens

La souffrance du homard
21 juin, 2017, 18 h 20 min
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Les militants des droits des animaux de Florence estiment qu’il n’est plus possible de tolérer les injustices faites aux homards: être cuits vivants, c’est déjà beaucoup pour ces crustacés, mais être conservés dans la glace, cela dépasse vraiment les bornes. La justice leur a donné raison. La Cour suprême de cassation d’Italie a interdit de conserver les homards dans la glace avant de les cuire, car cela leur cause de la douleur physique. La Cour a ainsi soutenu la déclaration d’un groupe de militants pour les droits des animaux de Florence, qui avait auparavant porté plainte contre un restaurateur local. Ce dernier conservait les homards avec les pinces liées dans l’emballage avec de la glace. D’après la justice, ceci relève d’un acte de cruauté envers les animaux. Le texte de la décision indique que selon la pratique sociale, il est normal de cuire les crustacés vivants. Cependant, leur «stockage à des températures extrêmes pouvant causer de la douleur» ne peut pas être considéré comme acceptable, surtout compte tenu du fait qu’il existe désormais des systèmes qui permettent de stocker des homards «de manière plus respectueuse». Le propriétaire du restaurant a été condamné à payer une amende de 5.000 euros et les frais de justice.



Rêver dans le ciel, ou pas
7 juin, 2017, 14 h 13 min
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Non, le ciel ne me fait pas rêver. La vie est étonnante. Auparavant, je prenais l’avion en toute quiétude, sans sans m’inquiéter de tout ce qui pouvait partir en vrille pendant le vol. Aujourd’hui, la plupart du temps, je ne pense plus qu’à ça.Le décollage, en particulier, est un moment de pur cauchemar où j’ai toujours peur de faire une attaque de panique (ce qui, bien évidemment, ne fait qu’aggraver mon stress). Pour tenir le coup, j’en suis venu comme beaucoup de voyageurs à me bourrer de cachetons avant l’embarquement pour m’apaiser. Je ne comprends pas J’ai beaucoup de mal à comprendre d’où me vient cette épouvante. C’est arrivé à mon insu, au fil de tous ces vols que je dois prendre un peu partout. Je me souviens qu’au tout début, ça se limitait à une légère inquiétude. Puis j’ai commencé à être attentif à chaque secousse. Embarquer est devenu une tâche de plus en plus complexe pour chaque vol. Aujourd’hui, je passe mon temps à scruter les membres de l’équipage pour décider si oui ou non ils cachent un problème aux passagers ! Evidemment, je sais bien que ce trouble n’est pas entièrement sensé. Les propos rationnels n’est donc d’aucune utilité. Quand un ami m’assure que ça reste le moyen de transport le plus sûr du monde, j’ai seulement envie de mettre mon poing dans sa tête en lui récitant la liste de tous les accidents aériens qui se sont produits ces dernières années ! En premier lieu, une telle certitude peut être contredite. Deuxièmement, même si le fait était avéré, il n’en resterait pas moins que la différence entre l’avion et la voiture demeure quand même de taille : dans un accident la route, vous avez une chance de vous en sortir intact ; dans un avion, ça n’arrive que dans Lost ! Un accident d’avion ne laisse le plus souvent aucun survivant. Cela dit, je me suis décidé à lutter contre cette phobie. Pour une raison toute simple : si j’en arrive à ne plus pouvoir prendre l’avion, je perdrai probablement mon emploi. Il est vraiment temps que je me délivre de cette peur. J’ai découvert un site consacré à la peur en avion et médite même de assister à un de ces fameux stages censés se libérer de cette phobie.A lire sur le site de ce de stage contre la peur en avion.



USA: les patrons gagnent 347 fois plus que leurs salariés
23 mai, 2017, 16 h 38 min
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Les grands patrons aux Etats-Unis ont gagné en moyenne 13,1 millions de dollars en 2016, soit 347 fois plus que leurs salariés de base, indique une étude du syndicat américain AFL-CIO parue mardi. Le haut du classement est occupé par le PDG d’Alphabet, maison-mère de Google, Sundar Pichai, qui a perçu une rémunération annuelle de 100,6 millions de dollars, suivi par le patron du câblo-opérateur Charter Communications Thomas Rutledge (98,5 millions) et de celui de l’agence de voyages en ligne Expedia, Dara Khosrowshahi (94,6 millions), selon les données compilées par le syndicat.  Dans le même temps, le salaire d’un employé lambda, hors encadrement, s’est élevé en moyenne à 37.600 dollars, un montant en stagnation depuis 50 ans en tenant compte de l’inflation, assure l’AFL-CIO, qui affirme représenter 12,5 millions de salariés.  « C’est une preuve supplémentaire que la cupidité des PDG aggrave la crise des inégalités de revenus aux Etats-Unis », affirme le président du syndicat, Richard Trumka, cité dans un communiqué.  Le syndicat met particulièrement à l’index le géant agroalimentaire américain Mondelez, propriétaire entre autres des biscuits Lu et Oreo.   En 2016, le groupe a fermé son usine emblématique à Chicago pour délocaliser 600 emplois au Mexique tandis que sa patronne Irene Rosenfeld empochait 16,7 millions de dollars sur l’année, accuse le rapport.  « Les grandes entreprises continuent de trouver des moyens de truquer l’économie à leur profit et de faire grossir les poches de leurs patrons au détriment des travailleurs », ajoute M. Trumka.  Le rapport liste également les entreprises qui ont légalement stocké des montagnes de bénéfices à l’étranger pour échapper à l’impôt américain sur les sociétés. Apple détiendrait ainsi 230 milliards de dollars « offshore », suivi par les laboratoires Pfizer (197,1 milliards) et Microsoft (124 milliards).  Dans le cadre de sa réforme fiscale, l’administration Trump veut offrir à ces entreprises une forme d’amnistie leur permettant de rapatrier ces sommes aux Etats-Unis moyennant le paiement d’une taxe exceptionnelle bien inférieure au taux d’imposition fédéral sur les bénéfices (35%).



Tiffany se relance pour faire oublier « Diamants sur canapé »
14 avril, 2017, 10 h 45 min
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Barry Rosenstein jure pouvoir sortir Tiffany de sa torpeur. Depuis son entrée au capital de la marque new-yorkaise de joaillerie, début janvier, le fondateur du fonds d’investissement activiste Jana Partners imprime un rythme infernal à son équipe de direction. A ses yeux, la marque, qui a dévoilé vendredi 17 mars un chiffre d’affaires annuel en recul de 3 % en 2016 à 4 milliards de dollars et une érosion de sa rentabilité de 3,9 % à 446 millions de dollars, n’occupe pas le rang qu’elle mérite.  Le 6 février, le milliardaire new-yorkais a obtenu le départ de Frédéric Cumenal. Ce Français, ancien patron des champagnes Moët et Chandon devait relancer la marque mais il n’a tenu que 22 mois. Le président du conseil d’administration assure l’intérim. La directrice artistique Francesca Amfitheatrof, une ancienne de chez Chanel, s’est aussi vue signifier son congé, quatre ans après sa nomination.  Celle qui avait choisi la chanteuse Lady Gaga pour incarner le nouveau stylefunky de la marque a été remplacée le 1er février par une figure de la maroquinerie, le styliste américain Reed Krakoff. L’homme est connu pour avoir dessiné les sacs à mains Coach, de 1996 à 2013, supervisé ses magasins et contribué à l’envolée des ventes à plus de 4 milliards dollars.  Fin 2016, le directeur financier de Tiffany avait lui aussi pris la porte. Ce « vent frais », aux dires du cabinet Cowen, n’est pas pour déplaire aux analystes financiers de Wall Street. « C’était ça ou une prise de contrôle », juge le suisse Luca Solca, spécialiste boursier du secteur du luxe, persuadé du « très gros potentiel » de la marque née en 1837. Selon lui, l’urgence est « d’ouvrir une nouvelle page » et des perspectives de hausse de l’action côtée à la Bourse de New York depuis 30 ans.  Numéro deux du marché mondial de la joaillerie, derrière le français Cartier, contrôlé par le suisse Richemont, et l’italien Bulgari, détenu par le français LVMH, Tiffany est encore une marque américano-américaine. « Elle tire 47 % de ses revenus de ses points de vente américains », note Ariel Ohana, banquier d’affaires, spécialiste du secteur. Malgré ses tentatives d’internationalisation, la marque fondée à New York par un papetier, Charles L. Tiffany, n’est guère connue à l’étranger, notamment en Asie, terre des nouveaux milliardaires de la planète.  Depuis 1961, et le fameux film où joue Audrey Hepburn, Tiffany n’a pas réussi à se défaire de son image de fournisseur de bagues de fiançailles Les cinéphiles connaissent la marque pour la scène du film Diamants sur canapé où Audrey Hepburn, devant la vitrine du magasin de la Cinquième Avenue, rêve d’un riche mariage en grignotant un bagel. C’était en 1961. Mais, depuis, à Manhattan comme ailleurs, Tiffany n’est pas parvenue à se défaire de son image de fournisseur de bagues de fiançailles, de solitaires à la Saint-Valentin et de pendentifs pour jeunes filles.  Or, le marché américain de la joaillerie ne se résume plus à celui des cadeaux payés par des hommes et offerts à leur fille ou leur femme. Selon le diamantaire De Beers, près d’un tiers des 26 milliards de dollars dépensés par la génération des 25-39 ans provient de clientes, de femmes actives qui décident seules de s’acheter une paire de boucles d’oreille ou un brillant. « Celles qui s’offrent un bijou comme elles s’offriraient un sac griffé », explique M. Ohana. Toutes rechigneraient alors à pousser la porte d’un magasin Tiffany à l’image encore « très mariage », selon Delphine Vitry, consultante chez MAD, spécialiste de la distribution.  Les temps pourraient changer. D’autant que le fonds d’investissement Jana Partners s’est allié à un autre grand spécialiste du luxe, Francesco Trapani, ancien patron de Bulgari ; ensemble, ils détiendraient 5,1 % de son capital, d’après la presse américaine. L’entourage de Jana Partners refuse de commenter cette estimation. M. Trapani, petit-fils du fondateur de la marque Bulgari, est rompu aux méthodes d’internationalisation des marques de luxe. Sous son ère, la firme romaine s’est diversifiée pour ouvrir des palaces à son nom, mais aussi signer des montres et des parfums, produits par essence moins cher qu’un diamant. Bref, il sait rendre une marque plus accessible, écueil sur lequel Tiffany bute depuis des années. M. Trapani est aussi un fin connaisseur des marchés. En 1995, il a réussi l’introduction en Bourse de la firme italienne, avant d’en sceller la cession au groupe LVMH en 2011 pour près de 4 milliards d’euros. Un savoir-faire qui laisse présager d’une nouvelle ère chez Tiffany.

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Vol extrême
29 mars, 2017, 8 h 51 min
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Nous étions trois à tenter l’expérience pendant la matinée, et je passais en seconde position. Je crois qu’il est inutile de vous expliquer à quel point l’attente fut interminable ! La cabine est enserré sans être incommode. Et même, on a l’impression de ne ne faire qu’un avec l’appareil. Comme il s’agit d’un appareil d’enseignement, toutes les commandes sont en double exemplaire, et j’ai devant moi un tableau de bord. L’équipe technique serre le harnachement du siège éjectable et me remémore les remarques relatives à la sécurité. les événements va promptement. Une fois harnaché, je fixe sur mon crâne le casque de pilote : c’est grâce à lui que je resterai en communication avec le pilote devant.Ensuite on attache les verrières et me voilà pilote de chasse. La sensation est sublime. Le pilote requiert l’approbation de décoller à la tour de contrôle, et l’appareil rejoint le bout de piste. Quelques secondes à peine pour profiter de l’instant, puis c’est le top départ. Poussée des gaz à fond. La pression n’a rien à voir avec ce que j’ai déjà pu connaître avant. L’instant d’ après, on est déjà dans le ciel. L’appareil est étonnamment stable ; rien à voir avec un Cessna ! Souvent, le pilote vérifie que je vais bien. On débute par un vol de découverte, suivi d’un vol à basse altitude. Monumental. Alors démarrent les mouvements aériens, et là, ça ne s’apparente à rien de connu. Dès le premier virage, les G me compriment : une compression sur la poitrine et les épaules. J’ai la sensation de m’enchâsser dans mon siège. Les figures s’enchaînent les unes les autres, ne me consentant pas de repos pour me ressaisir ma respiration et mes repères. La charge est désormais sur toute mon anatomie. QuatreG, cela offre la sensation que mon anatomie pèse quatre fois plus, environ 310 kilos ! Je me crispe au maximum afin de éviter le black-out, j’enttends mon coeur battre comme un fou à l’intérieur. Un absolu instant de frousse, d’enthousiasme, d’adrénaline et de contentement. Loopings, loopings, passages sur le dos, tonneaux… Ca ne s’arrête plus! Après quelques secondes, je perds mon sens de l’orientation. Au bout de quelques minutes, j’ai la gorge desséchée en carton, et le corps ruisselant . Ca s’interrompt aussi rudement que ça a débuté, et je reprends mon souffle. La fatigue est déjà présente, et je suis pris de tremblements. Le pilote me laisse récupérer et prendre des photos. Le pilote me propose de prendre les commandes. Je saisis le manche à balai et tire doucement dessus. L’appareil réagit aussitôt. C’est fabuleux. Le pilote me propose alors de réaliser un tonneau. Et c’est avec un facilité déconcertante que j’en accomplis un, tellement l’avion tourne sur son axe avec aisance. Mais déjà le pilote me demande si je suis d’attaque pour une autre série d’évolutions. La bouche pâteuse, je réponds par l’affirmative. C’est encore plus violent que la première fois. Quand je suis ressorti de le MiG29, j’avais les jambes en coton et le teint un peu pâle. Et pourtant, j’avais du mal à m’éloigner de l’appareil, à clore ce moment unique de mon existence. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du blog sur le vol en MiG29 qui est très bien fait sur le sujet.



Trop défoncé au cannabis pour conduire
14 mars, 2017, 11 h 20 min
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Les fumeurs, réguliers ou pas, gardent le THC dans le sang pendant des jours voire des semaines après avoir fumé alors qu’ils ne sont déjà plus sous l’influence du cannabis depuis longtemps. S’il est légitime de suspecter l’ivresse d’un conducteur quand on le voit incapable de marcher en ligne droite, les mêmes tests pour déterminer s’il est sous l’emprise du cannabis ne font pas consensus dans la communauté scientifique, selon The Marshall Project. «Peu des outils dont disposent les policiers pour l’alcool existent pour le cannabis», déplore le site d’information. Si la plupart des études sur le sujet démontrent que la consommation de cannabis n’est pas sans effet sur l’aptitude à être au volant d’une voiture, la perturbation semble comparable à conduire avec un taux d’alcoolémie en dessous de la limite autorisée, d’après The Marshall Project —le risque étant bien plus grand si les deux substances sont combinées. «Le risque d’accident est si minime que l’on peut le comparer à la conduite de nuit», selon Rune Elvik, un scientifique de l’université d’Oslo qui a dirigé plusieurs études sur les risques de la conduite sous l’emprise de drogues. En France, comme dans la plupart des pays occidentaux, la science et la justice ont établi un lien direct entre le nombre de verres d’alcool, le taux d’alcoolémie dans le sang et le risque d’accident. Mais quand il s’agit du cannabis, les scientifiques ne parviennent pas à déterminer quelle quantité ou quelle concentration il faut pour rendre une personne «défoncée». Le niveau de THC –le tetrahydrocannabinol, le composant moléculaire aux propriétés psychoatives– atteint rapidement son pic après la consommation. Il décline tout aussi rapidement dans les heures qui suivent. Mais les fumeurs, réguliers ou pas, gardent le THC dans le sang pendant des jours voire des semaines après avoir fumé alors qu’ils ne sont déjà plus sous l’influence du cannabis depuis longtemps. «Si on arrête quelqu’un qui s’est juste essayé au cannabis ou qui en fume occasionnellement, il y a de grandes chances pour qu’il lui reste un peu de THC dans le sang», affirme Nicholas Lovrich, scientifique à l’université de Washington. Or, ce résidu de THC peut suffire à ce qu’un contrôle tourne à la défaveur du conducteur. Aux États-Unis, où une trentaine d’États ont légalisé l’usage récréatif et/ou médical du cannabis, certains États spécifient un seuil de THC à ne pas dépasser. En France, en cas de contrôle positif au cannabis, sa simple détection au dépistage qualifie l’infraction et ce peu importe le taux de THC dans le sang ou dans les prélèvements salivaires. À la clé, suspension immédiate —mais provisoire– du permis de conduire, retrait de points, amende et inscription du délit au casier judiciaire… Mais à la différence des États d’Amérique du nord précités, la consommation de cannabis est encore strictement interdite sur le territoire français.



Un vol riche en adrénaline
19 janvier, 2017, 16 h 23 min
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Ces derniers temps, j’avais un peu l’air d’un zombie. Ca commençait dès le réveil. J’avais du mal à m’extraire du lit, les journées me paraissaient excessivement longues, et un rien suffisait à m’agacer. Bref, autant vous dire que mon entourage et mes collègues marchaient sur des oeufs, lorsque j’étais dans les parages. Ce qui me fallait, pourtant, ce n’était pas un antidépresseur : c’était un shoot d’adrénaline. J’ai donc pris les choses en main en m’offrant un shoot avec une session de voltige aérienne à Carnac. Je n’en avais encore jamais fait, et j’ai été agréablement surpris : j’ai adoré, tout simplement. J’ai expérimenté de nombreux sports extrêmes au cours de ma vie, mais la voltige m’était totalement inconnue. Et je dois dire que je me suis laissé berner par les apparences. L’engin sur lequel j’ai embarqué avait l’air assez inoffensif. Mais une fois que nous nous sommes retrouvés là-haut, j’ai découvert que ça décoiffe vraiment. J’ai même eu quelques hauts-le-coeur, dans les dernières minutes, et j’ai dû utiliser le petit sac en papier qui accompagne souvent ce genre de vol. Je sais que c’est un peu terre-à-terre, comme information, mais c’est le genre de choses qui peut arriver. Mais tout ça est assez négligeable, comparé aux joies qu’offre la voltige. C’est inoubliable, tout simplement. La pression qui s’exerce sur le corps lors d’un looping est tout simplement stupéfiante. Il faut serrer les dents et on se retrouve vite tout haletant comme un chien par grosse chaleur, mais quel bonheur ! L’expérience a duré une demi-heure à peine, et je pensais que ce ne serait pas suffisant. Mais en fait, quand je suis revenu à terre, j’avais des courbatures partout. En matière d’adrénaline, on peut dire que c’est exactement ce que j’ai eu ! Si vous marchez vous aussi à l’adrénaline, je vous mets le lien vers le site par lequel je suis passé pour cette séance de voltige aérienne à Carnac. C’est une expérience à ne pas manquer !

voltige6



Impuissance publique
6 janvier, 2017, 14 h 57 min
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C’est inédit. Six mois avant le premier tour de la présidentielle, le 23?avril prochain, la stratégie économique du futur leader de la droite et du centre est ficelée presque dans ses moindres détails. De fait, les disputes entre les sept candidats à la primaire cachent mal une vraie convergence des solutions. Ce qui revient à prendre un double risque. Devenir la cible constante de tous les lobbys bousculés par une promesse de réforme prise au sérieux. Être sans cesse interpellé et jugé sur la capacité à mettre en œuvre le programme. L’électeur d’un camp redoute en priorité l’impuissance publique de son propre camp?! Comment sortir de ce double piège?? Le vainqueur de la primaire aura d’abord à multiplier les rencontres pédagogiques pour justifier ses choix et arriver à un diagnostic partagé sur la façon de résoudre les problèmes de la société économique française. Ce travail n’a pas commencé, puisque nous en sommes encore au stade de la dispute sur le registre “mes propositions sont plus musclées que les tiennes”. Ensuite, il s’agira de retrouver la confiance de différents publics, “ce qui manque entre nous”, comme le dit souvent Alain Juppé. Un “nous” qui renvoie au discrédit de l’action politique. Favori ou pas, personne n’y échappe. Ces enjeux essentiels sont actuellement masqués par les étapes médiatiques autour de la désignation du champion de la droite. La supposée “certitude” (selon les sondages…) de tel ou tel de parvenir à l’Élysée est certes un atout, mais la sélection se fera tout autant sur la détermination sans faille qu’affiche tel ou tel. C’est le créneau que guigne Nicolas Sarkozy. Tous savent en tout cas qu’au soir du second tour de la primaire, il restera seulement 20 semaines pour convaincre l’opinion d’une garantie de bonne fin sur le projet. C’est très court, quand il s’agit d’aller à l’encontre de pas mal d’idées reçues. Si les énoncés économiques des Sept de la primaire sont sur une longueur d’onde voisine, ils sont loin d’être consensuels dans l’ensemble du pays. Bémols du chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson mis à part, l’énumération du stock de mesures commun aux six Les Républicains (Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy) est certes impressionnante?: baisse des dépenses publiques et retour à l’équilibre budgétaire en fin de quinquennat, suppression de l’ISF (NKM le transformant en obligation d’investir), relèvement de l’âge de départ à la retraite, diminution du nombre de fonctionnaires, réduction massive des charges pesant sur les entreprises accompagnée de baisses ciblées ou non des impôts sur les ménages. Il n’y a de vraie divergence que sur le recours à la hausse de la TVA. Nicolas Sarkozy s’y refuse au motif que François Hollande a déjà utilisé le procédé?: “on ne sera pas élu pour faire la même politique fiscale”. Il y a également un spectre plus large de modalités sur la suppression totale ou très progressive des 35?heures légales, et sur celle des effectifs de fonctionnaires. C’est presque secondaire. À regarder ce déroulé, les étiquettes de bonapartiste (Sarkozy-Copé), d’orléaniste (Juppé-Le Maire), de légitimiste (Fillon-Poisson), voire de droite disruptive (néologisme inventé pour Kosciusko-Morizet) volent en éclats au bénéfice d’un unanimisme économique. Qu’est-ce que cela dit sur la suite des événements?? Eh bien qu’il demeure un grand vide autour d’un projet qui ressemble à un livre de comptes. Il lui manque de s’incarner politiquement dans une vision de la société. Pour éviter d’être coincés par leurs adversaires dans le corner “infamant” de l’ultralibéralisme, l’équipe des LR doit d’urgence accrocher à son fanion un slogan rassembleur, du genre conservatisme progressiste ou renouveau dans la solidarité. On verra si l’opportunité de prochains débats est saisie.



Mensonges sur les chiffres de la pub en ligne ?
6 janvier, 2017, 14 h 56 min
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La ‘Advertising Week’, série annuelle de rencontres professionnelles du secteur publicitaire qui s’est tenue fin septembre à New York, se résume habituellement à une semaine de gentillesses et d’auto-congratulation de toutes sortes. Mais l’édition de cette année a été marquée en fait par la suspicion. La semaine précédente, l’agence mondiale Dentsu Aegis avait admis des surfacturations de sa division publicité en ligne au Japon, tandis que Facebook avouait avoir gonflé le temps passé par ses utilisateurs à regarder les annonces publicitaires en vidéo. Ces révélations légitiment les inquiétudes des annonceurs sur la réalité et la transparence des chiffres de la publicité en ligne. Au cours d’une table ronde de l’Advertising Week consacré à la “confiance”, le 28?septembre, Bob Liodice, le directeur général de l’Association of National Advertisers (ANA), a exprimé les doutes de beaucoup de ses membres. “La semaine précédente, Dentsu Aegis avait admis des surfacturations au Japon, tandis que Facebook avouait avoir gonflé le temps passé par ses utilisateurs à regarder les annonces publicitaires en vidéo” Il n’était pas prévu que cela se passe ainsi. Le truisme favori du secteur est de dire que la moitié des budgets publicitaires est perdue, mais qu’on ne sait pas laquelle. Les annonces en ligne auraient dû aider à y voir clair. Les mouchards et les balises allaient répartir les annonces par audience, en fonction des activités en ligne de chacun. Les outils numériques permettraient de choisir les annonces qui poussent les consommateurs à acheter des produits. Et d’ailleurs, le 21?septembre, Facebook a annoncé de nouvelles méthodes pour y parvenir. Mais alors que les annonceurs ont acquis plus de contrôle sur certains points, ils en ont perdu sur d’autres. L’une des craintes est d’ordre pratique?: ils paient pour des annonces en ligne que les consommateurs ne voient pas, soit parce qu’elles sont montrées à des robots, soit parce qu’elles sont nichées dans d’obscurs créneaux de diffusion. Deux préoccupations sous-jacentes sont plus difficiles à traiter. La première est que Facebook et Google sont tout simplement devenus trop dominants. Selon Mary Meeker de la société de capital-risque Kleiner Perkins Caufield & Byers, l’année dernière, ils ont généré plus de 75?% de la croissance des annonces digitales en Amérique. “Google et Facebook ont ajouté beaucoup de valeur à notre marché” estime M. Liodice. “Ils soulèvent également des doutes” ajoute-t-il. Les distributeurs sont particulièrement préoccupés par le manque de transparence. Les chiffres gonflés de Facebook ne se sont pas traduits en surfacturation, mais ils ont pu inciter les entreprises à investir davantage sur ce réseau. Google et Facebook commencent à autoriser des tiers à vérifier certaines données, mais restent propriétaires de nombreux paramètres secrets. La deuxième préoccupation concerne le fait que les agences de publicité n’agissent pas dans l’intérêt de leurs clients. Au Japon, “les clients sont en quelque sorte à la merci de l’agence de publicité” analyse Jason Karlin, de l’Université de Tokyo, qui étudie ce secteur. En Amérique, une enquête financée par l’ANA constate que les agences achètent l’espace publicitaire et le revendent à leurs clients avec des majorations pouvant atteindre 90?%. Certaines agences obtiennent également des groupes medias des rabais sur les achats d’espace publicitaire dont les montants ne sont pas divulgués. Le groupe d’achat media 4As, répond que ce rapport est “partial”. “Les agences achètent l’espace publicitaire et le revendent à leurs clients avec des majorations pouvant atteindre 90?%” On voit apparaître des signes annonciateurs de changement. L’ANA a mis au point un modèle de contrat qui protège les intérêts de ses membres. Le récent tollé pourrait aussi inciter Facebook et Google à être plus transparents. Facebook promet d’autoriser des tiers à mesurer le temps que le spectateur passe sur une publicité mais n’a pas encore fixé de date?; un cadre de la publicité avoue toutefois que deux de ses clients, des multinationales, ont déjà réduit leurs dépenses sur Facebook. Les marketeurs n’abandonneront ni Facebook ni Google?; ils sont trop importants. Les entreprises n’abandonneront pas les agences publicitaires non plus. Au Japon, parce que l’emprise de Dentsu sur les médias et la publicité est trop forte?; partout ailleurs, parce que le marketing dépend des agences pour maîtriser la complexité de la publicité. Donc, la méfiance persistera. “Soit vous êtes cynique” dit Brian Wieser de Pivotal Research Group, qui analyse ce secteur, “soit vous ne faites pas attention”.



Pédagogie scientifique
27 octobre, 2016, 15 h 48 min
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La pédagogie est appropriée au nouvel esprit scientifique. Ces caractéristiques commandent, pour ceux qui veulent contribuer à la formation de l’esprit scientifique chez les autres, une pédagogie que Bachelard nomme à la fois «pédagogie de la preuve» et «pédagogie de l’ambiguïté» dont les pires ennemis sont à ses yeux le dogmatisme et l’autoritarisme trop souvent pratiqués dans l’enseignement. Ainsi, à propos de l’enseignement des sciences, il rappelle que «Balzac disait que les célibataires remplacent les sentiments par les habitudes. De même, les professeurs remplacent les découvertes par des leçons»! Il leur reproche de juger plus que d’enseigner véritablement. Trop souvent, pourrait-il dire, ils font passer l’instinct conservatif avant l’instinct formatif, c’est-à-dire d’aimer mieux ce qui confirme leur savoir que ce qui le contredit, d’aimer mieux, au contraire de l’esprit scientifique, les réponses que les questions. Dans le parcours des trois états d’âme, entre le premier palier constitué par l’âme puérile et le dernier, celui de l’âme en mal d’abstraire, ils sont restés figés dans le palier intermédiaire : «l’âme professorale, toute fière de son dogmatisme […], appuyée pour la vie sur les succès scolaires de sa jeunesse, parlant chaque année son savoir, imposant ses démonstrations, tout à l’intérêt déductif, soutien si commode de l’autorité […]». Et pour Bachelard, cette attitude et cette façon de faire sont à dénoncer pas seulement dans l’enseignement des sciences, mais dans tout travail d’éducation : Les parents abusent souvent plus encore de leur savoir que de leur pouvoir […] L’omniscience des parents, suivie bientôt à tous les niveaux de l’instruction par l’omniscience des maîtres, installe un dogmatisme qui est la négation de la culture. Quand ce dogmatisme est attaqué par les folles espérances de la jeunesse, il se fait prophétique. Il prétend s’appuyer sur une «expérience de la vie» pour prévoir l’avenir de la vie. Or les conditions du progrès sont désormais si mobiles que l’«expérience de la vie» passée, si une sagesse pouvait la résumer, est presque fatalement un obstacle à surmonter si l’on veut diriger la vie présente. Le mentor, même s’il n’impose pas des interdictions pures et simples, ne propose souvent qu’une rationalisation de l’avenir […] En fait, plus on est âgé, plus on se trompe sur les possibilités de vie de la jeunesse. Il conviendrait donc, tout le long d’une vie d’éducateur, de dénoncer un complexe de Cassandre qui obscurcit l’examen des possibilités, qui dévalorise, comme dit le poète «l’or du possible». Source: Séminaire entreprise.


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